Nul n’a pu échapper au scandale de Cambridge Analytica et Facebook. Suite à l’utilisation
frauduleuse des données personnelles de 87 millions d’utilisateurs de Facebook par le fameux
cabinet d’analyse, Mark Zuckerberg, PDG emblématique du plus célèbre des réseaux sociaux s’est
retrouvé en très mauvaise posture.

Zuckerberg a du auditionner pendant plus de 5h devant le sénat américain, et ce qui en est ressorti
n’était pas vraiment à son avantage, on a pu remarquer suite à cette audience :

Un homme aussi timide que brillant : On était loin de l’homme qui fait de beaux discours à Harvard,
MarK Zuckerberg était tel un jeune garçon accusé d’une grosse bêtise et qui ne savait plus quoi dire
pour se défendre, ce qui l’a fortement décrédibilisé. Le dossier un peu trop élaboré préparé par son
équipe de communication n’a pas arrangé les choses bien au contraire, au lieu d’avoir des notes pour
s’aider il avait devant lui un livre, ce qui a laissé entendre que ses réponses étaient un peu trop
préparées et pas assez honnêtes.

Une action en chute libre : La monétisation intensive des données privées n’a en effet pas plu à
grand monde, l’action est allée jusqu’à perdre 11% de sa valeur, chose qui n’était pas arrivée depuis
Mars 2014, la chute n’a cependant pas touché Facebook uniquement mais également Google !

Des rumeurs de Facebook payant qui reviennent à la charge : L’information n’a bien sur pas été
communiquée explicitement pour rester dans le thème des questions éludées, mais la phrase « Il y
aura toujours une version gratuite de Facebook » laisse entendre que dorénavant pour éviter les
publicités ciblées et se sentir en sécurité il faudra peut-être payer entre 11 et 14 dollars par mois.

LE « RGPD » en position de vedette : La nouvelle réglementation européenne sur la protection des
données qui entrera en vigueur le 25 Mais s’est présentée comme la meilleure façon d’apaiser (en
partie) les tensions, le patron de Facebook promet de s’y soumettre, tout en évitant de s’engager en
faveur d’une réglementation plus stricte car elle pourrait compliquer la création de nouvelles startup.
Il a cependant apporté son soutien le 7 Avril à un projet de loi obligeant les médias sociaux à
révéler l’identité des acheteurs de publicités électorales en ligne, ce qui serait déjà un bon pas vers
plus de transparence.

Le parlement Européen jalouse le sénat : Après son entretien avec le sénat, Mark Zuckerberg est
invité à s’entretenir avec le parlement européen et il a fait l’erreur de dire que ce serait le vice
président qui se déplacerait à sa place. Le président du parlement a exigé que le PDG se déplace en
personne pour s’expliquer et « Restaurer la confiance ».

On peut voir grâce à ce scandale combien l’image du mythe fondateur affecte l’image de la marque
plus que la marque elle-même, tous les articles publiés depuis que l’affaire à éclaté critiquent Mark
Zuckerberg et son air gêné bien plus l’affaire en elle-même. Ses moindres faits et gestes ont été
passés au crible. A ce stade de l’affaire tout dépend de lui, s’il arrive à se montrer rassurant et à
prendre des initiatives significatives les gens le suivront, mais ils ne sont pas prêts d’oublier ses
grimaces d’écolier gêné de sitôt qui ne cessent d’alimenter la toile.

 

 

 

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